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Rencontre avec Mairo : XTRM Boy dans l'âme

Mairo nous invite dans son « monde libre » pour quelques minutes d’entrevue dans lesquelles ils nous parlent de sa carrière, de la conception de son projet et de sa vision du rap en Suisse.




Pour commencer, pourrais-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas?


Moi c’est Mairo, SuperWak, je fais de la musique, du rap. J’écris des bêtes de textes, je trouve des bêtes de flows et mon frère jumeau c’est Hopital.


Tu as sorti ton projet « 95 monde libre » en début d’année, quel bilan fais-tu de ce projet ?


Je suis ultra content. C’est 10 magnifiques titres, j’ai un featuring avec Makala. Je suis vraiment satisfait de tous les sons. J’ai pu sortir 2 clips : celui de « kill bill » et celui de « la danse des indiens ». J’ai pas pu trop le défendre le projet sur scène à cause du Covid mais les résultats sont satisfaisants et mon projet me plaît donc tout va bien.



Comment s’est passé la conception de ce projet? Que ce soit au niveau de la cover, du choix du titre etc.. On sait que tu as bossé avec Hopital, ton frère jumeau, comment ça s’est fait ?


Je peux pas trop révéler le choix du titre mais j’ai pris du temps pour le trouver. J’avais pas le titre du projet avant de l’avoir fini. J’avais quelques esquisses de noms différents et c’est celui là qui est resté. Sinon, j’ai taffé ce projet au studio de Colors Records, mes gars sûrs. Avec notamment Monsieur Lacroix, mon ingénieur son dans ce projet.


La collaboration avec Hopital était assez simple vu qu’on vit sur le même toit. Je me lève le matin je vais dans sa chambre, je prend la prod et je retourne écrire. Après ça, je vais au studio Colors. Là je me suis acheté un home studio ça va barder.


La cover a été faite par Nadia Tarra. Je savais ce que je voulais et elle a su la réaliser comme je l’espérais. J’ai vraiment kiffé travailler avec elle.


Qui sont tes inspirations? Que ce soit dans le rap ou dans tout autre genre, en gros, que ce que tu écoutes ?


J’écoute beaucoup de rap. Ma seule influence c’est Alpha Wann. Sinon j’écoute beaucoup de Big L, de Makala aussi. J’écoute Bonnie Banane qui vient de sortir un projet incroyable. Aya Nakamura aussi j’aime bien elle est très forte.


Dans une autre génération j’écoute Stevie Wonder et Steve Monite. Un peu de Coldplay aussi, juste un morceau. Ce qui m’influence beaucoup c’est les films de gangsters, ceux sortis entre 1995 et 2005.


Comment vois-tu la suisse dans le rap francophone? On voit qu’il commence à il y avoir de plus en plus de reconnaissance tu trouves pas ?


Je le vois très très bien. On représente bien le rap francophone même au delà du rap francophone, le rap tout court. Le rap sans barrières, sans langue. Mais dans le rap francophone on est à l’aise, les mains dans les poches. On regarde même pas à gauche ou à droite, on regarde tout droit. Je vois qu’il y a un peu plus de reconnaissance mais pas encore assez.


"Si je devais définir mon style je dirai libre. Quand je rap, je freestyle. Un style tellement libre que je pourrai vivre à Libreville."

Comme définirais-tu ton style de rap? T’es quand même assez technique dans tes lyrics.


Je suis un fanatique de cette merde. C’est ancré en moi quoi. Tout ces jeux de mots, jouer avec les mots, c’est mon essence. Mais si je devais définir mon style je dirai libre. Quand je rap, je freestyle. Un style tellement libre que je pourrai vivre à Libreville. Je l’avais déjà définis comme rap degueu et conscient. Quand ça rap c’est trop du sale, c’est tellement réfléchi que c’est fou quoi.


Quel moment t’as le plus marqué dans ta jeune carrière?


Un des moments qui m’a le plus marqué c’est quand j’avais 13 ans ou 14 ans. Je sors un bête de texte et c’était à la fin d’un concert de Médine et de Ol’Kainry. Il y avait plusieurs gars qui passaient avant moi. Les rappeurs ils jugeaient un petit peu de derrière mais quand j’ai posé c’est moi qu’ils ont applaudit. Ils avaient trop kiffé.

C’était au début mais c’est clairement un des moments qui m’a le plus marqué.


Un autre moment qui m’a marqué c’était aussi il y a 10 ans environ. J’avais sorti un clip, à cette époque, on était sur Facebook ou je sais plus quoi et Alpha Wann avait reposté mon clip j’étais trop content.


Mais récemment ce qui m’a le plus marqué c’est le XTRM Tour et le Radio Suicide Tour. C’était vraiment des expériences de malade. C’est là que tu vois comment dompter une scène. Quand on arrive sur scène, qu’on rap et que les gens sont énervé dans le public c’est incroyable.





Est ce qu’un jour il y aura un projet entièrement SuperWak? On a écouté le son ‘bb meurs dans mes bras’, on en veut plus !


Pour le projet SuperWak faut demander à Varnish, c’est lui qui supervise tout ça.


Que ce qu’on pourrait te souhaiter pour la suite?


Mon linge sent l’scintiller, qu’est-ce qu’on peut me souhaiter d’plus pour l’instant, pleins d’billets, des liasses de 500 bien pliées.



Photo : mvthivs